Cinq lettres pour un baptême : Dynah, nouveau costume pop taillé sur mesure pour la musicienne
Melody Linhart. Deux syllabes cueillies au sein même de son nom, pour que sa mue soit douce
mais que la magie opère ; pour rester soi-même mais un peu plus libre sans doute. Venue de
contrées acoustiques, jazz soul folk, la chanteuse fait Page blanche – du nom de son premier single et entame une nouvelle épopée musicale, cette fois en français et portée par une électro-pop parfois minimaliste ; telle une rencontre entre Clara Luciani et James Blake.

Au fil de ses collaborations, de Paris à Londres, en passant par l’Espagne et les Pays-Bas, Dynah adopte une nouvelle manière d’écrire, dans l’urgence, sans fards. Elle cherche la simplicité : “Il faut que les chansons s’imposent d’elles-même”. La jeune femme affûte sa plume et aime : écrire un moment de chanson aussi précisément qu’une scène de film, composer en imaginant qu’elle tisse une parure pour un personnage, placer des mots inattendus dans ses paroles, comme chrysalide ou koala, la poésie en embuscade.

Dans cette nouvelle cour de récréation, Dynah s’amuse et se libère : “La pop est un prétexte pour parler d’amour et de sensualité”. Ici quelques notes de synthé font surgir l’image d’une femme en proie au blues (Le Mal Bleu), là le désir jaillit de rythmes programmés (Tout là-haut). Fragilité, rêves, plaisirs, maternité, Dynah explore la pop comme la vie, et confronte avec délice ses textes aux sonorités électroniques.

A cette sensibilité revendiquée s’ajoutent les bonnes rencontres : des producteurs français et
internationaux (Nicolas Gueguen, Martin Chourrout, Guillaume Martial et Lionnel Buzac) venus
jouer les orfèvres pour donner naissance à son premier EP : DYNAH. L’électro lui donne de l’élan, la scène sera son envol.