Tout à sa blondeur électrique, la belle ALICE se fait ANIMAL avec une force et une conviction rare. Dans cette fascinante dualité complémentaire entre guitare et voix, énergie et douceur, sensibilité et conviction, elle explore sous nos yeux cette part croisée d’animalité et de poésie. Au fil de ces cinq titres en français, elle concasse rock, pop et chanson, rage et fêlure, révolte et sentiment amoureux, dans un groove hypnotique et sensuel. Une découverte portée par le charisme, le langage instrumental et la sincérité à fleur de peau d’ALICE ANIMAL.


Au fil d’un parcours têtu et indépendant de guitariste, chanteuse, auteure et compositrice, ALICE est passée d’un songwriting pop-folk à un premier album autofinancé en série limi-tée vendu uniquement en concert, « Théogonie ». Elle y aura longuement travaillé la com-plexe articulation des textes en français sur les accords acoustiques de la tradition des chansons nord-américaines et hexagonales. Restera de ces années un viscéral attache-ment aux histoires, à l’expression en mot des sentiments, à l’insécable rapport de la voix et de la guitare qui tissent déjà ensemble l’ossature de cette musique à haute teneur émo-tionnelle, tout comme la gestuelle, la pleine occupation de la scène et la conscience de la nécessaire maîtrise des feux de la rampe, qui sont déjà à l’œuvre dans tous ses concerts. En 2016, quand ALICE devient ANIMAL en passant de l’acoustique à l’électrique, elle a déjà vécu plusieurs vies qui lui ont permis de forger cette signature vocale unique, cette sincérité et cet engagement énergique au charisme communicatif qui marquent tous ceux qui l’ont croisée en scène.

Avec ce premier album, ALICE ANIMAL laisse définitivement l’électricité prendre le des-sus, chaloupant autant d’histoires que de mots dans les stries de cette guitare épique qu’elle malmène ou tranquillise avec brio. Dans cette zone d’exploration située quelque part entre PJ Harvey, Axel Bauer, St Vincent et Anna Calvi, avec une assise de chant qui la place en droite héritière de l’école française de la chanson à texte, l’instrument soliste s’envisage comme une deuxième voix, guidant les évolutions de la composition, les aléas de ce groove électrique et poétique oscillant entre pop et rock. Sous la houlette du pro-ducteur Vincent Faucher (musicien pour Bernard Lavilliers, Marc Lavoine, Imany…), ALICE libère l’ANIMAL et joue à plein régime sur la dualité entre douceur et sauvagerie, harmonie et zébrures soniques. Quelques boucles d’ambiance, puis les électriques trilles de guitare et la voix arrivent pleines de fougue pour remettre un peu d’ordre dans un amour conté comme une aventure délétère (« Tes éléphants roses », un texte de Pierre-Yves Lebert). Une brusque accélération de tempo pour une virée incandescente en terre nord-américaine, sur les trottoirs et les collines de Los Angeles, où voix et guitare s’en-tremêlent encore dans un chaos parfaitement maîtrisé (« Finir à L.A. »). Même énergie rock sur le riff d’intro de « Tandem » qui dévale les collines de la vie comme un nouveau dialogue amoureux en forme de mise au « poing », avant l’imparable supplique harmo-nique de son refrain pop.

Mais ALICE ne s’arrête jamais, toujours prompte à fédérer dans le sillage de sa créativité, avec cette énergie communicative qui a agrégé nombre de soutiens au fil de son parcours. Kent, ex leader de Starshooter, lui a offert deux textes du disque et un peu de sa scène pour des premières parties ou des apparitions guitaristiques, dont l’une a même fini sur son album live « La Grande Effusion » (At Home/Thoobett). Des festivals comme DARC, Le Mans Pop, ou plus récemment Fédéchansons, lui auront déjà permis de susciter la curiosité, en France, mais aussi de l’autre côté de l’Atlantique. A l’été 2019, elle revient pour la troisième fois au Québec pour le road-trip musical du festival Destination Chanson Fleuve qui la voit jouer dans quelques places fortes de la chanson comme Les Francofolies, Chanson en Petite Vallée, etc… Elle y poursuit rencontres et collaborations qui alimentent son histoire locale et l’ADN de son art : la composition à la guitare.

Derrière sa blondeur platine, sa voix expressive et ses choix esthétiques assumés, plus que jamais, l’incarnation est au cœur de son travail ; il s’agit d’habiter les sons, les textes et les histoires contées sur le fil tendu de cette guitare solo à l’énergie délibérément rock… Tels sont le parcours et la réussite d’ALICE ANIMAL, fougueuse prêtresse électrique en son pays des merveilles en chansons. »